L’arrogance américaine n’as pas tardé à s’afficher avec le retour de Donald TRUMP à la Maison Blanche, fragilisant les relations commerciales et diplomatiques avec plusieurs pays parmi lesquels la Chine. Lors d’une récente conférence, le Secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a affirmé que Washington cherche à restaurer sa souveraineté face au géant asiatique. Une déclaration qui illustre la posture ambivalente américaine qui affiche ou fait semblant d’afficher une volonté de coopération tout en renforçant un discours de confrontation.
Au regard de grands enjeux commerciaux qui font de Pékin le géant incontesté sur le plan des échanges intercontinentaux, Washington a été obligé de réviser sa copie pour éviter d’anticiper sur un éventuel chao économique décidé par le géant chinois. Scott Blessent a qualifié la concurrence avec la Chine de saine et que cette rivalité est légitime et pourrait rester équilibrée. Pourtant derrière ce langage diplomatiquement correct, Washington multiplie les initiatives pour réduire sa dépendance à Pékin dans les secteurs stratégiques tels que les semi-conducteurs, les minerais critiques et les médicaments. Cette posture révèle les incongruités affichées d’une administration arrogante qui croît être au dessus du monde et les autres en bas. Pourtant dans la réalité du terrain, elle ne peut assumer une certaine rupture ou restriction commerciale sans en subir les revers sur le plan économique.
En somme Washington tente de concilier deux objectifs contradictoires à savoir préserver ses intérêts économiques , tout en affirmant une souveraineté industrielle face à une Chine qui semble inarrêtable. Une stratégie qui à force de vouloir tout contrôler à la fois, risque de s’embourber et se voir surclasser par des concurrents qui ont pris au sérieux les nouveaux enjeux géostratégiques.
Éric Moïse NKOUANDOU M.